Les SCPI ont depuis plusieurs années le vent en poupe. La presse s’en est fait à plusieurs reprises l’écho.
Ainsi au cours de l’année 2006, les SCPI ont réalisé près d’1,4 milliard d’euros de collecte. Les 128 SCPI existantes comptent aujourd’hui près de 500.000 associés et capitalisent plus de 15 milliards d’€.
L'Association Française des Sociétés de Placement Immobilier (ASPIM) mène depuis longtemps des actions destinées à améliorer l’environnement réglementaire et fiscal des SCPI au bénéfice des porteurs de parts.
Toutefois, les SCPI n’ont pas connu, à l’instar des récentes réformes sur le statut des SIIC (Sociétés d'Investissements Immobiliers Cotées), d’évolution aussi significative leur permettant de s’adapter aux mutations actuelles des marchés.
L’ASPIM, fort de ce constat, s’est donc engagée, avec les Sociétés de Gestion de SCPI actuelles, dans une réflexion plus vaste visant à moderniser en France le secteur non coté de la gestion immobilière pour compte de tiers.
Cette évolution vise à donner au produit les mêmes avantages avec plusieurs atouts supplémentaires et notamment une liquidité encore renforcée.
Sa fiscalité sera améliorée en offrant l’alternative entre deux types de fonds représentatifs de deux régimes fiscaux : foncier ou valeurs mobilières.
Les futurs associés de l’OPCI pourront bénéficier de la même qualité d’information que les actuels associés des SCPI.
Dans une conjoncture de cessions d’un volume important du parc immobilier des entreprises ou de l’Etat et de besoin de financement collectif et individuel des retraites, la création d’un fonds immobilier plus souple : l’OPCI est particulièrement bienvenu.
L’offre pourra ainsi faire face à la concurrence d’acteurs étrangers qui investissent très largement sur le marché français.
En favorisant l’évolution des SCPI, les associés et gestionnaires pourront alors permettre aux produits immobiliers "non cotés" français de poursuivre leur développement et de figurer en bonne place parmi d’autres produits, européens notamment.
L'OPCI s'inscrit dans une évolution logique du secteur immobilier en tant que classe d'actifs à part entière. Conscient de ces vertus en termes de diversification, de stabilité et de rendement ainsi que de protection contre l'inflation, les investisseurs, en particulier, les institutionnels (Caisses de retraite, Compagnies d'assurance...) souhaitent élargir leur exposition à cette classe d'actifs pour en tirer le meilleur bénéfice en terme de rentabilité/risque. C'est dans cette logique que s'inscrit l'OPCI.